Château d'ArpaillarguesEn lisière du village situé à 4 kilomètres à l’ouest d’Uzès, le Château d’Arpaillargues est une belle demeure du 18e siècle, devenue l’Hôtel d’Agoult. Il a appartenu à cette famille rendue célèbre par Marie de Flavigny, 1ère passion de Listz qui y habita.

Les seigneurs du lieu furent, au 15e siècle les Bertha originaires du Velay, puis par alliance les Ginestoux. En 1559, les Bargeton acquirent le Château, qui entra ensuite dans la famille d’Agoult par le mariage, en 1647, de Mondette de Bargeton avec Charles D’Agoult de Piégnon.

Leur petite fille Françoise reçut Arpaillargues en dot en épousant Jean de Barjac de Rochegude, protestant, qui s’exila en Suisse. Après les Guerres de Religion, Arpaillargues revint aux Agoult par sentence du tribunal de Nîmes en 1723.

En 1735, Charles d’Agoult de Montmaur abandonna son château du Dauphiné pour s’installer à Arpaillargues. D’après un inventaire, c’était une habitation inconfortable pour laquelle le Marquis Henri François d’Agoult, ancien lieutenant de vaisseaux, entreprit avec faste de grandes constructions malgré de grandes difficultés financières.

En 1790, naquit au château Charles d’Agoult, époux de Marie de Flavigny, qui le vendit à un ancien commerçant, Gabriel Puget. En 1907, il appartint à la famille Huguet. Il était délabré, le jardin affermé à une exploitation agricole, lorsque il fut acheté par MM..Hambury et Schootemeyer, en 1964 ; depuis 1973 racheté et transformé en hôtel par la famille Savry.

Plus encore que par son histoire, le Château d’Arpaillargues est intéressant par ses références littéraires. Au grand scandale de l’époque, Choderlos de Laclos affirmait s’être inspiré de la Marquise d’Agoult de Montmaur pour dépeindre Madame de Merteuil dans « Les Liaisons Dangereuses ». Dans « Les Illusions Perdues », Balzac a emprunté les personnages de la famille de Bargeton. Enfin, de nos jours l’écrivain François Nourrissier (« Le Maître de Maison ») a habité le Château pendant quelques années.